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Alimentation du cheval en hiver : besoins, conseils et erreurs à éviter

L’hiver est une période particulière pour les chevaux. Le froid, l’humidité, la diminution de l’herbe disponible et la baisse de luminosité modifient profondément leurs besoins alimentaires. Certains chevaux perdent de l’état, d’autres dépensent plus d’énergie pour se réchauffer, et la qualité du fourrage varie selon les régions. Adapter l’alimentation en hiver est essentiel pour maintenir un cheval en bonne santé et en forme tout au long de la saison froide.

Comprendre les besoins énergétiques du cheval en hiver

Lorsque les températures baissent, le cheval dépense davantage d’énergie pour maintenir sa température corporelle. Ce phénomène de thermorégulation est accentué chez les chevaux vivant au pré, les chevaux tondus ou les chevaux sensibles au froid. Un cheval qui frissonne brûle une quantité importante de calories, ce qui peut entraîner une perte de poids si la ration n’est pas ajustée. L’énergie doit donc être légèrement augmentée, principalement via les fibres, qui produisent naturellement de la chaleur lors de leur digestion.

Le rôle central du foin lors de la saison froide

Le foin représente l’aliment le plus important en hiver. Les fibres longues contenues dans le foin permettent une fermentation lente dans l’appareil digestif du cheval, produisant de la chaleur interne. Un cheval bien pourvu en foin est souvent mieux protégé du froid qu’un cheval recevant plus de concentrés mais peu de fibres. En hiver, la quantité de foin peut être augmentée jusqu’à 2,5 % du poids du cheval par jour, notamment lorsque l’herbe se raréfie ou perd en qualité.

Ajuster les concentrés selon l’activité et la condition

Tous les chevaux n’ont pas besoin d’augmenter leur ration de concentrés en hiver. Un cheval peu actif vivant au pré a surtout besoin de fibres et de minéraux. En revanche, un cheval tondu, un cheval âgé ou un cheval au travail régulier peut nécessiter un apport calorique supplémentaire. Les concentrés riches en fibres, en matières grasses végétales ou en céréales digestes sont souvent les plus adaptés pour soutenir l’énergie sans excès.

L’objectif reste toujours le même : fournir une énergie stable et facilement assimilable, sans créer de pics liés à certaines céréales rapides pouvant rendre le cheval trop réactif ou inconfortable.

Les minéraux et vitamines, des éléments indispensables

En hiver, l’absence d’herbe fraîche réduit naturellement les apports en vitamines et en oligo-éléments. Le cheval peut alors présenter des carences en vitamine E, en sélénium ou en oligo-éléments essentiels. Une simple pierre à sel ne couvre pas ses besoins. Un complément alimentaire minéral-vitaminé, comme des CMV, adapté aide à maintenir une immunité efficace, une digestion optimale et une musculature fonctionnelle.

L’importance de l’eau en hiver

Les chevaux boivent souvent moins en hiver, car l’eau est froide et moins appétente. Pourtant, l’hydratation reste indispensable pour permettre une bonne digestion des fibres. Un manque d’eau augmente le risque de colique par impaction. Il est utile d’encourager le cheval à boire en proposant une eau propre et accessible, voire légèrement tiédie lorsque c’est possible. Les mashs tièdes ou les rations humidifiées permettent également d’améliorer l’hydratation.

Cas particuliers : chevaux tondus, âgés ou fragiles

Les chevaux tondus dépensent plus d’énergie pour se maintenir au chaud et nécessitent souvent un accès continu au foin ainsi qu’une ration plus riche. Les chevaux âgés, qui mastiquent moins bien, bénéficient de fibres alternatives telles que les bouchons de foin réhydratés ou les fibres hachées. Les chevaux fragiles, anxieux ou convalescents peuvent également avoir des besoins énergétiques accrus en hiver.

Les chevaux tondus ou bien âgés ont souvent besoin d'une couverture en plus pour remplacer le poil. Retrouvez notre guide en ligne Comment choisir la bonne couverture d'hiver pour son cheval ?

Les erreurs les plus courantes en hiver

La première erreur consiste à augmenter les concentrés sans augmenter le foin. Cette pratique déséquilibre la ration et augmente les risques de coliques ou de coups de sang. Réduire le foin par peur que le cheval grossisse est également une erreur, car ce sont justement les fibres qui aident le cheval à réguler sa température. Négliger les minéraux ou ignorer une perte d’état progressive peut aussi compromettre la santé du cheval.

L’alimentation hivernale du cheval repose sur un équilibre entre fibres, énergie, hydratation et minéraux. En adaptant la ration aux besoins individuels et en observant attentivement l’état du cheval, il est tout à fait possible de traverser l’hiver dans d’excellentes conditions. Une alimentation bien gérée garantit confort, santé et performance tout au long de la saison froide.

Publié dans: Soins du cheval

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