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Hydratation et électrolytes : Le guide vital de l’été

Si l'aménagement de l'écurie est le premier rempart contre la chaleur, la gestion interne de l'organisme du cheval est tout aussi cruciale. En été, un cheval peut perdre des quantités massives d'eau et de sels minéraux par la transpiration. Comprendre ses besoins et savoir quand intervenir avec des électrolytes est essentiel pour éviter la déshydratation et ses complications graves.

Quelle quantité d’eau un cheval boit-il réellement ?

Il est fréquent de lire qu'un cheval boit environ 40 litres d'eau par jour, mais la réalité est beaucoup plus nuancée. En fonction des conditions météorologiques et de l'intensité de l'effort, la consommation réelle d'un cheval peut varier considérablement, oscillant entre 15 et 70 litres par jour. Il est intéressant de noter que le cheval possède une sorte de « réserve interne » : son caecum (une partie du gros intestin) fait office de réservoir d'eau, capable de réhydrater l'organisme en cas de besoin, à condition que le cheval consomme suffisamment de fourrage.

Le test du « pli de peau » : votre outil de diagnostic

Savoir identifier les premiers signes de déshydratation est une compétence vitale pour tout propriétaire. L'examen le plus simple et le plus fiable reste la prise du pli de peau :

  • Pincez un large pli de peau au niveau de l'encolure pendant quelques instants.
  • Relâchez : la peau doit reprendre sa place immédiatement.
  • Si le pli persiste plus de 3 secondes, votre cheval est déshydraté et nécessite une attention immédiate.

Un cheval déshydraté peut également apparaître abattu, fatigué ou désorienté. Dans les cas les plus graves, où le cheval ne peut plus se réhydrater seul, une perfusion vétérinaire devient indispensable.

Qualité et température de l’eau

L'accès à une eau propre et fraîche doit être permanent. Cependant, une erreur courante consiste à offrir de l'eau glacée à un cheval ayant eu chaud. Une eau trop froide peut provoquer des coliques de refroidissement. Privilégiez une eau à température ambiante ou légèrement fraîche. Sachez aussi que les chevaux sont très sensibles au goût de l'eau ; un changement brutal de source d'eau (en concours par exemple) peut suffire à les décourager de boire.

Les électrolytes : bien plus que du sel

La sueur du cheval est dite « hypertonique », ce qui signifie qu'elle est plus concentrée en sels minéraux que son propre sang. Lors d'un effort intense ou d'une canicule, le cheval perd non seulement de l'eau, mais aussi des minéraux essentiels appelés électrolytes : Sodium, Chlore, Potassium, Calcium et Magnésium. Un déficit en électrolytes peut entraîner des conséquences sérieuses : crampes et spasmes musculaires, épuisement et nervosité, risques accrus de coliques ou de coups de sang.

La règle d’or de l’administration

Il existe un piège physiologique chez le cheval : contrairement à l'homme, transpirer ne lui donne pas forcément soif car il perd énormément de sel. C'est paradoxalement l'apport de sels (électrolytes) qui va déclencher le mécanisme de la soif dans son organisme.

La règle absolue : Ne donnez jamais d'électrolytes à un cheval qui n'a pas un accès libre, immédiat et illimité à de l'eau fraîche. Donner des électrolytes à un cheval qui ne peut pas boire aggraverait sa déshydratation.

Conseil pratique : Évitez de diluer les électrolytes directement dans le bac à eau, car le goût pourrait rebuter le cheval et l'empêcher de s'hydrater. Préférez une administration par seringue buccale ou mélangée à une ration appétissante (mash), idéalement le soir au calme

Publié dans: Soins du cheval

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